Le livre et l’édition en langue arabe se portent mal au Liban : un marché nain par rapport au vrai potentiel...

L’édition en langue arabe au Liban : un marché nain par rapport au vrai potentiel...

Une démographie arabe qui se chiffre à plus de 375 millions de personnes mais le livre et l’édition en langue arabe se portent mal. Problèmes sociaux ou éditoriaux ?

Comment se porte l’édition en langue arabe au Liban ? Une tournée s’impose dans l’univers de l’écrit sur papier, mais aussi du digital et de l’électronique, qui effacent tout sur leur passage comme une lame de fond...

Première rencontre avec Racha al-Ameer, auteure de trois ouvrages en arabes, romans et essais – Yawm el-din (Confessions d’un imam), Petit Pays, al-Hamza – et directrice de Dar al-Jadid, fondé en 1990. Sans tergiverser, elle entre dans le vif du sujet et avance des chiffres effrayants : « On publiait autrefois, en 1992-1993, plus de 50 ouvrages par année, tandis que maintenant il n’y en an plus que cinq ! Et dans nos succès, je cite Khalil Ramez Sarkis et Mahmoud Darwich (dont la plaquette de poésie s’était vendue à 10 000 exemplaires)… ». Pour cette éditrice, il est clair qu’on ne fait pas d’argent dans ce métier, à moins d’être dans l’éducation et dans les fournitures et impressions scolaires et universitaires. Elle affirme qu’il faut plus d’un demi-siècle de présence sur le marché « pour que cela donne un résultat ». Concernant les prix des ouvrages, elle note qu’un « livre vendu à Beyrouth entre dix ou douze dollars, c’est déjà cher pour le public. Et pour les pays arabes, deux dollars, c’est encore cher » !

Lien : L’aricle sur le site de L’Orient-Le Jour

Partager

Imprimer cette page (impression du contenu de la page)