عيد الموسيقى

32ème édition de la Fête de la Musique 2013 21 juin 2013

, par Mohammad Bakri


 Edition 2013


Affiche de la Fête de la musique 2013 {JPEG}


La voix : thème de l’édition 2013 !


Vendredi 21 juin, 32ème édition de la Fête de la Musique.

La Fête de la musique de vive voix. Elle se décline en timbres, accords, accents, qui évoluent dans le temps, la géographie, les cultures. Comédies musicales, cours et ensembles vocaux, karaokés : tout laisse à penser que l’instrument le plus populaire - nous le possédons tous ! - est la voix.

Commencez dès aujourd’hui à préparer l’événement.

Le 21 juin prochain : Faites de la Musique !

Site officiel de la Fête de la Musique


 Esprit de la Fête


Fête de la Musique


La Fête de la Musique a été créée en 1982 par le ministère de la Culture.

Quand Maurice Fleuret devient Directeur de la Musique et de la Danse en octobre 1981, à la demande de Jack Lang, il applique ses réflexions sur la pratique musicale et son évolution : "la musique partout et le concert nulle part". Découvrant en 1982, à l’occasion d’une étude sur les pratiques culturelles des français, que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d’un instrument de musique, il se prend à rêver de faire descendre les gens dans la rue.

Et c’est ainsi, en quelques semaines, que Jack Lang, ministre de la culture, décide de lancer la première Fête de la Musique, le 21 juin 1982, jour du solstice d’été, nuit païenne se référant à l’ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.

« Faites de la musique, Fête de la Musique », la formule devenue mot d’ordre n’avait rien du slogan. Cette mobilisation des musiciens professionnels et amateurs, cette attention nouvelle portée à tous les genres musicaux, devenaient ainsi, à travers la réussite immédiate d’une manifestation populaire et largement spontanée, la traduction d’une politique qui entendait accorder leur place aux pratiques amateur ainsi qu’au rock, au jazz, à la chanson et aux musiques traditionnelles, aux côtés des musiques dites sérieuses ou savantes.

La gratuité des concerts, le soutien de la SACEM, le relais des médias, l’appui des collectivités territoriales et l’adhésion de plus en plus large de la population, allaient en faire, en quelques années, une des grandes manifestations culturelles françaises.

Elle commence à "s’exporter" en 1985, à l’occasion de l’Année européenne de la Musique. En moins de quinze ans, la Fête de la Musique sera reprise dans plus de cent pays, sur les cinq continents.

Succès international, phénomène de société (un timbre poste lui est consacré en 1998), la Fête est aussi porteuse des nouvelles tendances musicales, que souvent elle annonce, que toujours elle traduit : renouveau des musiques traditionnelles, explosion des musiques du monde, développement des chorales, apparition du rap, de la techno, retour au carnaval musical... Sa réussite visible en centre-ville occulte bien d’autres dimensions : elle entre dans les prisons, partage la vie des malades et du personnel à l’hôpital, rapproche les établissements scolaires et les écoles de musique, établit des liens et des échanges entre la ville et la banlieue, irrigue les communes rurales, valorise le travail de plusieurs mois ou de toute une année d’un individu, d’un groupe, d’une association ou de toute une communauté. Sans être jamais instrumentalisée, la Fête de la Musique favorise ainsi naturellement la démocratisation de l’accès aux pratiques artistiques et culturelles.

La réussite de la Fête est d’abord celle des multiples réseaux qui s’activent en prévision du 21 juin. Ils peuvent être institutionnels, comme les Théâtres Lyriques, les Orchestres nationaux et régionaux, les Ensembles de musique de chambre, les Conservatoires, les Ecoles de musique…, professionnels comme les Scènes de Musiques Actuelles (SMAC) et Cafés Musique ou les Antennes du Printemps de Bourges.

A cette occasion, les grandes fédérations amateurs mobilisent leurs relais dans toute la France qu’il s’agisse de la Confédération Musicale de France pour les Fanfares, les Harmonies et la pratique amateur en général ou de A Coeur Joie pour les Chorales. Les équipements sociaux et culturels, les associations locales aident à révéler les nouvelles expressions musicales. La vitalité de la Fête compte aussi avec les énergies de tous les » volontaires » qui se mobilisent individuellement pour apporter à cette journée exceptionnelle sa part fondamentale de spontanéité, son allure de transgression joyeuse.

En l’espace d’une génération, la Fête manifeste ainsi sa capacité permanente à se réinventer, ingénieuse et vivace, issue de l’institution, mais ayant choisi – comme la chanson – de vivre sa vie dans la rue.

Site officiel de la Fête de la Musique


 A l’Institut du Monde arabe


Institut du Monde arabe


A partir de 19h30, sur le parvis de l’IMA

Dialogue des cultures avec, par ordre d’apparition, Zorna des montagnes (trio folk déambulatoire), DJ Malik, Souad Kherifi (chant des Aurès), Samir Benmessaoud (groove tunisien et oriental), DJ Dor (raï ‘n’ b), Orchestre Fathi (chaâbi, gnawi et regada marocain) et Hamadi Tati (raï).

Pour la 24e édition de sa propre version de la fête de la musique, l’IMA reconduit, encore et toujours, le concept « dialogue des cultures » qui correspond le mieux à sa vocation et à ses objectifs. A nouveau, une large place sera accordée aux musiques de la nouvelle génération, qui, ces dernières années, à l’image du raï ou des groupes adeptes des fusions avec le jazz ou la pop, ont franchi le saut… international.
En ouverture, un trio, sur fond de cornemuse et de percussions, animera le parvis, avant de céder la place à Malik, notre DJ résidant. Souad Kherifi incarnera le patrimoine traditionnel, tandis que DJ Dor portera haut les couleurs de la génération hip hop et r ‘n’ b.

Hamadi Tati ou le raï éclectique
Hammadi Hadefi, dit Tati, est né en décembre 1959 à Oran et a grandi dans le quartier M’dina Jdida (ex-Village Nègre), dont la place était réputée pour ses joutes poétiques et mélodiques entre Cheikhs au verbe subtil ou Meddah, chantres du sacré. Il y avait aussi ces petits bars d’où s’échappaient des airs andalous ou gharbi, interprétés, sur fond de luth, de guitare ou d’accordéon par Saoud l’Oranais, Blaoui Houari ou Ahmed Saber. Tati, à l’insu de ses parents, courait, de temps en temps, ces lieux et enregistrait l’essentiel dans sa mémoire.
Ces souvenirs hanteront longtemps son esprit et l’influenceront au cours de ses premiers pas. En cette fin des années 1970, ses collègues qui se succédaient sur les scènes étroites avaient pour nom Khaled, Sahraoui, Fadéla ou Cheb Hindi. Plus tard, encouragé par les échos favorables qui avaient suivi la tenue du festival raï de Bobigny en 1986, il s’installe en région parisienne.
Dans ses albums, il a coutume de donner libre cours à ses arabesques vocales et à ses compositions inspirées du terroir, mélangeant héritage des aînés et modernité de bonne facture, ou introduisant reggae, pop et flamenco.

Orchestre Fathi, le poids du rythme chaâbi
Né à Casablanca, Hamid Fathi a été bercé dès son enfance par les rythmiques maghrébines et les musiques orientales. Sa famille avait un orchestre dans les années 1970, nommé Les frères Fathi, que le petit Hamid avait accompagné dans de nombreux mariages et galas au Maroc, en participant aux parties rythmiques et aux choeurs.
Installé à Saint-Ouen, en région parisienne, en France, il continue à cultiver sa passion pour la musique en s’inscrivant au conservatoire. Les années passent, les expériences s’accumulent, puis vinrent les rencontres avec Hicham Khatir (arrangeur et ingénieur du son), Hicham Eddoukali (claviers) ; Brahim Lamine (batteur, percussionniste) et beaucoup d’autres musiciens qui ont influencé son approche de la musique orientale et marocaine.
En 2006, il enregistre son premier opus et lance son propre orchestre, très remarqué en première partie de concerts de Cheb Mami, Zahouania ou Mustapha Bourgogne. Depuis, l’aventure festive se poursuit avec bonheur et entrain.

Samir Benmessaoud, chanteur open
Cet artiste multi-instrumentiste a tout pour plaire : une voix convaincante, une belle présence scénique et des fréquentations intéressantes : il avait joué avec Cheb Kader et le fameux batteur Mokhtar Samba. Il interprète, en s’appuyant sur le registre oriental et tunisien, un bouquet de chansons ouvertes sur d’autres horizons, flirtant, ainsi, avec le jazz ou tutoyant le reggae. Son dernier fait d’armes ? Notre auteur-compositeur-interprète a écrit récemment pour M. Pokora un titre, Chacun (album A la poursuite du bonheur), qui fait un joli buzz sur la toile et dans les discothèques.

Institut du Monde arabe

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